J'écris sur toi, sur rien, sur moi, sur vous, sur lui. Au final, j'en ai oublié le sens des mots. J'écris comme on rit, souvent pour rien. Je me plaints, ça aide à garder les larmes enfouit. J'entends vos rires, vos doutes, vos craintes. Je fais des textes que vous pourrez comprendre. Pas que vous soyez trop con, juste que vous soyez trop loin de moi pour comprendre ces mots qui sortent comme dégueulé d'une nuit trop arrosée. Ils sont tous plus faux les uns que les autres. Les mots me quittent peu à peu. Bizarrement, il reflète la vie, sans s'en apercevoir. Y'a plus grand chose à dire. On a chacun notre vie. Ici, on fait tous partie de la même famille, dans la vrai vie, on se connait que peu. On connait tous nos pseudo, mais pas nos prénom. On vit dans un monde parralèle qu'on trouve bien plus beau. Ca aide à oublier ces problèmes. On écrit toute la même merde. On se plaint de tout de rien. On est avec un connard, mais au final on se dit en aimer un autre. Jamais contente du bonheur éphèmère. Il file, au grè du vent, comme le sable qui s'écoule à travers nos doigts. Le temps file. Notre jeunesse gachée s'en va, contente d'avoir finit cette galère. On grandit et pourtant on est toujours les mêmes enfants. On ne croit plus au prince charmant, mais on s'entete à le chercher, à l'idéaliser. On est toute plus conne les unes que les autres. On se dit ne pas croire en l'amour, et pourtant on s'épprend de sentiment pour le premier connard qui vaut bien de nous. On joue à celle qui sera la plus aimée sur sky, celle qui sera la plus lu, celle qui sera la plus plaint. On boit trop, on fume trop, on se détruit trop. Au final, on est toute plus perdue les une que les autres. Pas une pour rattraper l'autre. On veut pas s'en sortir, parce que ça fait déjà longtemps qu'on a été touché et qu'on est coulée. On a appris à vivre avec. On a appris que dans la vie, y'a des hauts,y'a des bas, que nous on touche plus souvent le fond, que le reve. On a oublié nos reves, on vit dans nos cauchemars. Ce cauchemar qu'on s'est créer, sans vraiment y croire.
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